Le sucre chez l'enfant : Comprendre ses méfaits et les limiter naturellement



Introduction :


Gâteaux, céréales du matin, jus de fruits, yaourts aromatisés, bonbons : le sucre est partout dans l'alimentation des enfants.

La naturopathie, qui vise à préserver la santé par l'hygiène de vie et l'alimentation, invite à regarder cette consommation de près.

Voici ce qu'on sait, ce qu'on peut faire, et ce qu'il faut nuancer.

Un sucre n'est pas forcément un autre sucre !

Il faut distinguer :

1) Les sucres naturellement présents dans les fruits entiers, les légumes ou le lait, accompagnés de fibres, de vitamines et de minéraux.

2) Les sucres libres ou ajoutés : sucre de table, sirops, boissons sucrées, jus de fruits, pâtisseries, plats industriels. Ce sont eux qui posent un vrai problème.

L’apport de sucre est souvent trop important, principalement chez l'enfant !

Bien souvent la journée alimentaire va très souvent se découper de la sorte :

• Le matin, petit déjeuner sucré (lait, céréales sucrées, chocolat, confiture, etc…)

• Le 10H00, souvent sucré aussi (un pain au chocolat, brioche, barre chocolatée, etc…)

• Le déjeuner, dessert sucré (yaourt, etc…)

• Le quatre heures, souvent sucré également

• Le dîner, souvent un dessert sucré…

Les recommandations de l'OMS sont de limiter les sucres libres à moins de 10 % de l'apport énergétique, avec un bénéfice supplémentaire sous 5 %. Chez les enfants de moins de 2 ans, il est conseillé d'éviter les sucres ajoutés. Un enfant de 4 à 8 ans devrait ainsi rester autour de 20 à 25 g de sucres libres par jour, soit à peu près 5 morceaux. Un seul verre de soda en contient souvent bien plus.

Les méfaits du sucre chez l'enfant :

1. Les caries : c'est l'effet le mieux établi. Les bactéries de la bouche transforment le sucre en acides qui attaquent l'émail. Le grignotage et les boissons sucrées sirotées toute la journée aggravent ce risque.

2. Le surpoids : l’embonpoint et l'obésité. Les boissons sucrées en sont un facteur majeur : elles apportent beaucoup de calories sans rassasier. Un enfant en surpoids a plus de risques de le rester à l'âge adulte.

3. Le risque métabolique : Une consommation excessive favorise à long terme la résistance à l'insuline, le diabète de type 2 et la stéatose hépatique (foie gras), des problèmes qu'on voit désormais apparaître chez l'enfant.

4. Un appétit déréglé : Le sucre habitue le palais à des saveurs intenses. L'enfant boude alors plus facilement les légumes, moins sucrés, et réclame sans cesse du sucré. Les pics et chutes de glycémie peuvent aussi provoquer coups de fatigue, irritabilité et fringales.

5. Une alimentation moins riche : Ce que l'enfant mange en sucre prend la place d'aliments plus nutritifs (protéines, bons gras, fibres, micronutriments).

6. Le microbiote : Une alimentation très sucrée et ultra transformée appauvrit la diversité du microbiote intestinal, ce qui est associé à une immunité et une digestion moins performante.

7. Une surexcitation de l’enfant, même si statistiquement rien est prouvé par la science, un apport trop sucré va favoriser cette excitation.


Le regard de la naturopathie


La naturopathie insiste sur quelques principes :

a) Le terrain : renforcer l'organisme de l'enfant par une alimentation vivante, plutôt que de seulement traiter les symptômes.

b) L'alimentation la plus brute possible : aliments entiers, peu transformés, de saison.

c) Les trois piliers de l'hygiène vitale : alimentation, sommeil, activité physique et plein air.

d) La santé digestive comme base de l'immunité.


Conseils pratiques


• Lire les étiquettes : le sucre se cache sous les noms de saccharose, glucose, sirop de glucose ou fructose, dextrose, maltodextrine, etc. Les céréales, sauces, yaourts aromatisés et plats cuisinés en regorgent.

  • Ne pas oublier le lactose qui lui aussi se transforme en sucre, privilégier les laits d'amande, etc...

• Remplacer les boissons sucrées par de l'eau, éventuellement aromatisée (rondelles de citron, menthe, fruits). Limiter les jus de fruits, même « sans sucres ajoutés », à un petit verre occasionnel : le fruit entier est toujours préférable.

• Préférer les fruits frais aux compotes sucrées et aux barres de céréales.

• Cuisiner maison : on contrôle la quantité de sucre, qu'on peut souvent réduire d'un tiers dans les gâteaux sans qu'on le remarque.

• Choisir des petits-déjeuners moins sucrés : flocons d'avoine, pain complet avec purée d'amandes, œuf, yaourt nature avec fruits frais.

• Soutenir la glycémie avec des repas qui associent fibres, protéines et bons lipides, pour éviter les fringales.

• Ne pas utiliser le sucre comme récompense ni comme consolation. Cela crée un lien affectif avec la sucrerie.

• Réduire progressivement pour laisser le goût s'adapter, plutôt que d'interdire brutalement, ce qui rend souvent l'aliment plus désirable.

• Montrer l'exemple : les enfants imitent les habitudes de leurs parents.

• Garder la notion de plaisir : un gâteau d'anniversaire ou une glace en vacances n'ont rien de dramatique. C'est la consommation quotidienne qui compte.

Faire attention à ne pas trop frustrer l’enfant, en ne lui en donnant que de temps à autre.

Et les « bons » sucres alternatifs ?

Miel, sirop d'érable, sucre de coco, sucre complet : ces produits apportent un peu de minéraux, mais pour l'organisme ils restent des sucres libres. Ils se comptent donc dans la limite quotidienne. Les édulcorants de synthèse ne sont pas non plus une solution idéale pour les enfants : ils entretiennent le goût du sucré. Le miel est par ailleurs interdit avant 1 an (risque de botulisme).


Conclusion :

Le sucre n'est pas un poison, mais sa place dans l'alimentation actuelle est trop importante.

Limiter les sucres ajoutés, privilégier les aliments entiers et soigner le rythme de vie sont de bons moyens de protéger la santé des enfants, des dents au métabolisme.

En cas de doute sur le poids, la croissance ou une éventuelle carence, mieux vaut en parler au pédiatre : la naturopathie est un complément, pas un substitut au suivi médical.


Nous ne nous substituons pas à un avis médical ni à un traitement médical quel qu'il soit et nous ne posons pas de diagnostic.


Venez prendre conseil auprès d'Audrey et Christian.


Votre corps est ce que vous avez de plus précieux ! Prenez en soin…














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