LE PROCESSUS SE DEUIL

Préambule sur les phases ou du processus du deuil :

Comprendre le deuil : c’est bien plus qu'une tristesse passagère.

Le deuil, ce n'est pas "juste" être triste ou abattu quelques jours. Il s'agit bel et bien d'un processus d'adaptation émotionnelle et comportementale à la perte d'une figure ou d'un repère vital.

C'est une expérience polymorphe : tout peut déclencher un deuil :

C’est l’une des expériences les plus universelle et les plus intimes qu’une personne puisse vivre au cours de son existence.

C’est le chemin intérieur que l’on parcourt pour s’adapter à un « monde transformé ».

Nous pouvons observer des réactions parfois violentes, corporelles, mentales : insomnies, anxiété, confusion allant parfois jusqu’à une dépression profonde.

Ce processus n’est pas une ligne mais est cyclique qu’on le veuille ou non. Il n’y a pas de standard, ce sera à chacun de le vivre à sa manière et avec ses propres armes et ressentis.

Mais il y a surtout ce moment initial le choc ou la sidération. Un véritable pare-chocs émotionnel !

La sidération, c’est ce brouillard épais qui s’abat sur vous dès l’annonce de la perte, le camion 38 tonnes que l’on prend de face, une personne ma dit un jour "j'ai l'impression d'être sur un ring et d'avoir pris sans cesse des coups de poing de Mike Tyson."

L’esprit se fige ; le corps aussi parfois. Certains restent plantés là, bouche ouverte, complètement bloqués, littéralement incapables de saisir ce que l’on leur dit. Ce n’est pas une faiblesse ni une maladie : c’est un réflexe protecteur archaïque du cerveau qui protège du chaos intérieur.

Le deuil n'est pas un état à "guérir" mais un processus à vivre et n’est jamais linéaire.

« Le deuil n’est jamais terminé, il se transforme ! » Elisabeth Kübler - Ross



Le refus - le choc - le déni, c’est la première étape !


Le refus de voir, ce n’est possible que cela m’arrive à moi, cela ne peut pas être réel, je rêve, je suis dans un cauchemar…

Lorsqu’une mauvaise nouvelle frappe, l’être humain réagit fréquemment par un état de sidération. C’est le choc et peut alors prendre la forme d’une insensibilité passagère ou d'une sensation irréelle face à ce qui vient d’arriver.

Les mots manquent, les émotions semblent lointaines et le cerveau tente de se protéger de la douleur brute.

Le déni s’invite souvent juste après.

Bien qu'injuste ou incompréhensible, la réalité de la perte est difficilement acceptée.

Cela ne peut pas être vrai, espérant presque un retour miraculeux à la normale. Cette réaction s’explique par le besoin naturel de préserver l’équilibre mental en temporisant l’arrivée des émotions trop violentes.



La colère


Cela peut être une colère contre le défunt lui-même ou ses proches, contre le corps médical, contre Dieu, ou encore contre soi-même avec en sus de la culpabilité.

C’est une émotion saine et tout à fait normale.

Après la période de stupeur, la colère se manifeste souvent avec force. Elle peut se tourner contre soi-même, les proches, le défunt, voire contre des circonstances extérieures. Une grande frustration accompagne souvent cette étape, alimentée par un sentiment d’injustice ou d’impuissance face à la situation.

Dans certains cas, ce mouvement de colère aide à libérer la charge émotionnelle ou à donner un sens à l’événement. Il importe alors d’accepter cette émotion sans la juger, car elle fait partie intégrante du processus de résilience.



Le marchandage


À mesure que la douleur évolue, vient le marchandage. Ici, l’esprit élabore mentalement des scénarios où la perte pourrait être évitée ou adoucie.

On se surprend à faire des promesses, à souhaiter revenir en arrière ou à regretter certaines décisions.

Cette étape flirte parfois avec la culpabilité, surtout si l'on pense avoir pu changer le cours des choses. Ce va-et-vient de pensées vise, en réalité, à retarder l’acceptation totale de la perte et à se rassurer face au vide laissé.

Si seulement j’avais su…

Parole d’une chanson de Claudio Capeo « si j’avais su » :

Si j’avais su en partant ce soir là

Si j’avais su que le temps n’attend pas

Si j’avais su que c’était la première fois que je te voyais pour la dernière fois…



La dépression


En même temps va s’installer la tristesse : Plus jamais tu ne me parleras et je ne pourrais plus jamais te voir…

Peu à peu, la tristesse profonde gagne du terrain, remplaçant la colère ou le marchandage par un véritable sentiment de vide. L’absence devient palpable au quotidien, chaque souvenir ramène à la douleur de la perte.

Certaines journées semblent interminables sous le poids de la mélancolie, des pleurs spontanés ou de la nostalgie. Ces moments témoignent d’un cheminement vers la reconnaissance pleine de la réalité, marquant l’importance de cette étape dans le processus du deuil.

Au-delà de la simple tristesse, la dépression risque de pointer le bout de son nez chez certains (es).

Les signes peuvent être variés : fatigue intense, troubles du sommeil, perte d’énergie ou désintérêt pour les activités habituelles.

Évoquer ce ressenti avec l’entourage ou un professionnel permet souvent d'éviter l’isolement. Se rappeler que le deuil passe aussi par de telles étapes aide à accepter leurs manifestations sans honte et à reconnaître la nécessité de prendre soin de soi.

Cette phase n’est pas une maladie proprement dit mais une nécessité, elle permet de pleurer vraiment ce qui est perdu et cela pour pouvoir avancer.



L'acceptation


Oui c’est ainsi, je n’ai pas le choix de toute manière. Je suis maintenant disponible pour celles et ceux qui restent.

La phase d’acceptation ne veut pas dire ni l’oubli, ni la fin de la tristesse, ni même se résigner. Il s’agit plutôt de reconnaître la réalité de la perte et de commencer à vivre avec. Les souvenirs sont toujours là, mais ils prennent une nouvelle signification, ouvrant la voie à un apaisement progressif.

Le cœur retrouve davantage de sérénité, malgré quelques montées de chagrin inattendues. L’équilibre se reconstruit progressivement et de nouveaux repères émergent, facilitant la reprise d’une vie plus harmonieuse.

Il sera nécessaire de se souvenir des bons moments partagés avec la personne décédée et non pas des phases de la maladie et de sa fin sur terre.

Il reste néanmoins une dernière phase : la reconstruction pour renouer à la vie.



La reconstruction


Pour revivre d’une façon différente, apprendre à vivre sans l’autre, la reconstruction s’impose petit à petit. Quelques envies réapparaissent et le goût des projets revient. On remarque alors un regain d’énergie, accompagné par la possibilité de nouveaux liens, de nouvelles habitudes, voire de nouvelles passions.

La reconstruction du soi après la perte n’efface jamais l’existence de la douleur ni celle des cicatrices émotionnelles. Pourtant, c’est précisément cet effort tourné vers l’avenir qui amorce une transformation durable et donne du sens à la suite du parcours.

Parfois, certaines personnes s’enlisent dans une phase particulière, ce qui rend la sortie du tunnel plus complexe. Refuser d’admettre la réalité, ruminer éternellement au stade de la colère ou plonger durablement dans la dépression alourdit le fardeau et retarde la reconnexion à la vie quotidienne.

« Le deuil est le prix de l’Amour. Et c’est un prix qui vaut d’être payé. »

Pour celles et ceux qui y croient et pour vous aider, l’Archange Azraël pourra vous accompagner.

Souvent appelé « l’ange de la mort », il est un guide bienveillant qui accompagne les âmes dans leur passage vers l’au-delà.

Ne restez pas seul (e), faites-vous accompagner, n’hésitez pas à venir nous voir.

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Nous ne nous substituons pas à un avis médical ni à un traitement médical quel qu'il soit et nous ne posons pas de diagnostic.

Venez prendre conseil auprès d'Audrey et Christian.

Votre corps est ce que vous avez de plus précieux ! Prenez en soin…


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